Etangs de Dordives
La prairie aux étangs

VUE DU HAUT
Photo-club V.BEMER

Vallée du Betz et de l'Ardouze
Photo-club V.BEMER

Château du Mez
Photo-club B. MAUPAS

 

L’église Saint-Etienne aurait été construite au 12ème siècle. Elle était, à la base, constituée de deux nefs séparées l’une de l’autre par cinq arcades reposant sur des piliers circulaires. La voûte d’origine,  en bois, permettait aux deux fenêtres de la façade ouest, maintenant condamnées, de diffuser largement la lumière dans toute la nef. De plus, des fenêtres étroites, dont certaines existent encore et disposées  tout le long  du mur sud, complétaient cet éclairage ; sans compter les trois fenêtres se trouvant au-dessus de l’autel. La petite nef, située au nord, protégeait du froid, comme dans bien d’autres églises de la région gâtinaise (Nargis, Griselles...).

Sur le pignon ouest, les corbeaux et la ligne de solin encore visibles sont la preuve qu’à l’origine, il existait un porche (ou caquetoire) pour accueillir les paroissiens. Sur la même façade, le contrefort extérieur encore existant, servait de butée pour les arcades séparant les deux nefs. Le sol primitif devait se trouver à près d’un mètre au-dessous du sol actuel.

 

 

 

 

La guerre de cent ans a fait des ravages à Dordives comme dans tout le Gâtinais. C’est à cette époque que l’église aurait été incendiée.Lors de la restauration, plus modeste,  les arcades séparant les deux nefs ont été bouchées et les deux encadrements des fenêtres du mur de la nef auraient été remontées au niveau des  deux premières travées ; c’est ce qui expliquerait leur style du 12ème siècle. A la même époque, était ouverte la verrière à droite de l’emmarchement du chœur, et dans le mur du fond était encastré le tabernacle du 15ème siècle, encore utilisé actuellement. L’ancienne voûte en bois, détruite dans l’incendie, fut alors remplacée par un plafond. Les deux grandes fenêtres situées au-dessus du porche de la façade sud, et qui diffusaient largement la lumière dans toute la nef, durent être rendues aveugles.

Dans le courant du 16ème siècle, ou peut-être au début du 17ème siècle, la population de Dordives voulut avoir son retable, comme en possédait alors toutes les églises du Gâtinais. On n’hésita pas alors à condamner les trois fenêtres du fond et à mutiler le beau tabernacle de pierres encastré dans le mur quelques dizaines d’années plus tôt. L’autel de pierres fut alors démoli et la grande table qui le constituait se retrouva noyée dans l’emmarchement qui séparait la nef du chœur. Afin de redonner de la lumière au sanctuaire, on ouvrit, à cette époque, la spacieuse verrière ouvragée qui se trouve à droite de l’autel.

 

Dans le courant du 16ème siècle, ou peut-être au début du 17ème siècle, la population de Dordives voulut avoir son retable, comme en possédait alors toutes les églises du Gâtinais. On n’hésita pas alors à condamner les trois fenêtres du fond et à mutiler le beau tabernacle de pierres encastré dans le mur quelques dizaines d’années plus tôt. L’autel de pierres fut alors démoli et la grande table qui le constituait se retrouva noyée dans l’emmarchement qui séparait la nef du chœur. Afin de redonner de la lumière au sanctuaire, on ouvrit, à cette époque, la spacieuse verrière ouvragée qui se trouve à droite de l’autel.

C’est probablement durant la première moitié du 20ème siècle que fut élevé le clocher dans sa forme actuelle. Et, dans les années 60, l’église fut à nouveau restaurée et retrouva, à bien des égards, son aspect primitif perdu au fil de son histoire.  Le plafond menaçant d’effondrement, fut remplacé par le plafond actuel, légèrement rabaissé. Le retable fut démonté et le tableau, qui était au centre, fut restauré et conservé. Les trois fenêtres du 12ème siècle furent rouvertes, et c’est à cette époque que les vitraux modernes, visibles aujourd’hui, prirent place dans toutes les petites fenêtres débarrassées de leurs  vitres crasseuses et en piteux état.  La dalle de pierres, qui constituait la table de l’autel primitif, fut retrouvée en remaniant l’emmarchement et fut placée sur deux solides piliers de pierres, face à l’assistance ; elle est encore visible aujourd’hui ; quant au tabernacle, dégagé, il fut partiellement restauré. En outre, le dallage fut entièrement refait. En 2012, eurent lieu les derniers travaux, par en l'occurence la réfection complète de la toiture.

 

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